Contact Bienvenue Photos Nous écrire Panier PrésentationDomaine de La Coudre Maison du Patrimoine Centre de plantes médicinales Propriété de la Fondation La Coudre - Société d’Art Public Membre de Patrimoine Suisse, Section Vaudoise Présidente de la Fondation : Christiane Betschen-Piguet Courriel : ch.betschen@bluewin.ch Exploitant du domaine : Frank Siffert - 079 210 75 41 Courriel : info@coudre.ch Intendante de La Coudre : Gisèle Rime - 024 436 33 79 La Donation de Monsieur Friedrich Steffen ( = 2003) Selon la volonté du donateur,M. Friedrich Steffen, exprimée dans les statuts de la Fondation, ce domaine doit servir notamment à des activités didactiques en matière de protection et de conservation du Patrimoine. Dans cette perspective, le Conseil de Fondation a retenu deux affectations qui sont la Maison du patrimoine et le Centre des plantes médicinales dont les buts sont définis ci-après. Tant les bâtiments que le jardin, le verger et la Chassagne (terrain maigre, riche en espèces végétales)offrent un cadre propice au développement de travaux individuels et de groupes. Nous le remercions pour sa confiance. Petit historique Les deux fermes de La Coudre (alt. 630m) se trouvent sur un terrain défriché vers la fin du Moyen Age, formant une prise;ces dernières sont répandues sur le pied du Jura, aussi bien dans le district de Grandson que dans le canton de Neuchâtel voisin. La date 1530-1531, obtenue par une seule dendrochronologie sur la charpente de la maison voisine, confirme cette hypothèse et fait remonter les défrichements à la première moitié du XVIe siècle au moins. L'espace défriché se subdivise en plusieurs zones: - les espaces de circulation autour des fermes permettant le passage des gens et des chars; c'est là qu'ont été placées les fontaines, à proximité des écuries. - les jardins potagers se trouvant l'un au sud-est de l'ancienne ferme et l'autre au sud-ouest de la nouvelle; pour ce dernier, un rucher a été aménagé à l'arrière au nord-ouest. - les vergers ceinturent les maisons au nord-est, sud-est et sud-ouest; ils ont également une fonction de protection contre l'emprise des vents dominants, celui du sud-ouest et la bise du nord-est. - les champs et les prés soumis à une rotation des cultures, nécessaire à l'équilibre du sol. Les bâtiments et leurs dépendances La première ferme construite relève de la typologie des fermes jurassiennes à pignon frontal, communément appelées fermes neuchâteloises chez nos voisins. La ligne de faîte de la toiture est disposée perpendiculairement aux courbes de niveaux du terrain. Le pignon sud-est regroupe la plupart des baies éclairant le logis, qui s'ouvrent vers la vue et la lumière. Rappelons qu'en hiver, le soleil éclaire cette façade du lever au coucher, tempérant ainsi le mur et fournissant un apport calorifique non négligeable. La seconde ferme de La Coudre a été édifiée en 1846, selon l'inscription gravée sur le linteau de la porte d'entrée et insérée dans un cartouche rectangulaire à excroissances arrondies,caractéristique de cette époque; on lit également les initiales LG correspondant certainement à un dénommé Louis (?) Gander.  La constitution de cette nouvelle exploitation correspond à un partage du domaine entre deux frères. Il s'agit d'un bâtiment orienté différemment du précédent: ses pignons latéraux regardent vers le sud-ouest et le nord-est, avec une ligne de faîte de la toiture devenue parallèle aux courbes de niveaux du terrain. Dotée d'un volume considérable et de trois niveaux, elle est exemplaire pour cette époque et illustre les mutations et l'évolution qui marquent alors la production. Elle est coiffée d'une toiture à deux pans rehaussée de demi-croupes et couverte en petites tuiles plates. Des agrandissements sont accolés contre les façades nord-est et nord-ouest comme le montre l'examen du plan du bâtiment et l'ancien chaînage d'angle à l'est, visible en façade principale. Ces travaux interviennent dans la seconde partie du XIXe siècle avec quatre augmentations de taxes (Fr. 10'000.-,14'500.-, 16'000.- et 20'000.-). Le plan cadastral de 1881 (à vérifier?)signale logement, grange, écurie, fromagerie, mécanique à battre le grain,coulage, cave, buatons, pressoir (à l'emplacement de la rebatte actuelle). Il a été relevé lors de la vente du domaine en 1889 "logement, grange, écurie,fourragère, remise, mécanique à battre le grain, manège, étable à porc, cave,coulage". La fromagerie et le pressoir ne figurent ainsi plus à cet inventaire. Le bâtiment initial s'organise entravées transversales à la ligne de faîte de la toiture, la partie logis étant au sud-ouest avec caves et four à pain au rez-de-chaussée; une grange fourragère et une écurie (dans le sens étable des bovins) constituent la partie rurale. Celle-ci a été agrandie par des adjonctions contre les façades nord-est et nord-ouest. Le rez-de-chaussée regroupe les locaux économiques avec au sud le four à pain qui semble avoir été aménagé dans un second temps; au-dessous de la sole, il y a le cendrier qui permettait de recueillir les cendres utilisées jadis pour les lessives. L'aménagement initial devait comprendre un pressoir comme on le remarque sur les maisons similaires de la région. Les caves se trouvent à l'arrière. Celle destinée au vin contient encore plusieurs tonneaux; elle est voûtée avec un sol entièrement pavé en galets ronds. Un regard donne dans l'adjonction au nord-ouest. Dans la partie nord-est de la remise, un pressoir sur socle en bois subsiste, Il peut servir aussi bien pour les fruits que le raisin. Entre l'ancien pressoir-cave et la grange fourragère,un couloir ou allée donne accès aux locaux du rez-de-chaussée et au logement situé à l'étage par l'intermédiaire d'un escalier. La partie économique comprend la grange fourragère et l'écurie; le sol de cette dernière a un revêtement de dalles d'écurie, caractéristique des années 1900. Le premier étage se compose d'une ancienne cuisine disposée entre deux chambres. Un remarquable poêle de catelles peintes permet de chauffer la chambre de séjour. La partie rurale du volume d'origine sert de grange haute avec un accès direct en façade nord-ouest sans l'aide d'un pont en profitant de la pente du terrain. Au-dessus de l'écurie, on stockait le foin. Dans l'agrandissement, il y a un grenier avec compartiments à grains, une batteuse et également un accès de grange haute. Une adjonction a été construite à l'ouest, servant vraisemblablement d'étable à porcs; elle a été équipée par la suite d'une rebatte en granit, une sorte de meule tronconique verticale tournant sur une base circulaire. On utilisait ce type de machine pour broyer les fruits avant de les presser ou pour écraser les cerneaux de noix dont on extrait ensuite l'huile. Dans une maçonnerie de ce local, on remarque un linteau en arcs infléchis provenant d'une récupération;un décor surmonte sa pointe; inséré dans un cercle avec une croix centrale, il rappelle le monogramme du Christ IHS (Jésus sauveur des hommes), un symbole qui n'est plus utilisé en pays protestant après l'introduction de la Réforme(1536). Le deuxième étage présente un plan comparable au précédent. Le mur de moellons séparant le logis de la grange se prolonge à ce niveau et sert de coupe-feu. L'accès à la vaste pièce située sous le toit se fait à partir d'un escalier situé dans le couloir. La charpente se compose de cadres trapézoïdaux dit aussi à tirants qui permet, par rapport aux poteaux, de dégager l'espace et de réaliser une économie de bois sans affecter la stabilité et la résistance de l'ensemble. Ce système connu dans nos régions au XVIIIe siècle, n'est introduit qu'à partir du XIXe siècle sur les maisons rurales de nos régions. Le Fenil La dépendance dissociée au nord , est signalée par le Procès-verbal de taxe des bâtiments de 1838 comme étant un grenier avec buatons. A cette époque, elle avait déjà plus de 30 ans et était couverte en tavillons. Le plan de 1881 signale une porcherie et fenil. Maison du Patrimoine Le bâtiment d’habitation Dans le domaine du patrimoine au sens large,offrir un cadre et des moyens de réflexion, de promotion, de sensibilisation,d'éducation dans la ligne de la mission de "Patrimoine Suisse"(Heimatschutz). Ouvrir le dialogue à tous les milieux concernés par une mise en réseau des maisons similaires, permettre l'échange d'informations et d'expériences. Réunir et conserver des livres, documents, objets, collections,se rapportant au patrimoine. La Cave Remise en activité pour la garde du vin et de l’alcool de fruits. Le Rural En faire un lieu animé, tout en respectant l’authenticité des lieux. La Rebatte Utilisation comme salle de conférence, tout en conservant son côté opérationnel avec une remise en activité de son broyeur àfruits. La Cour avant Maintenir l’accès, les pavés et la fontaine, lui redonner son aspect d’origine. La Cour arrière Maintenir l’accès agricole, lui redonner son aspect d’origine. Les quatre jardins de la maison Les jardins doivent être conservés dans leur structure d’origine (carré de buis) et retrouver leurs parties potagère, aromatique, utilitaire et fruitière. Le Verger Conservation du verger traditionnel haute tige. Mise à disposition pour la pose de nichoirs, ainsi que pour l’observation de la faune et de la flore. Le Rucher Apicole Conservation et développement de l’activité apicole sur le domaine Le Rucher du Jardin Exposition didactique avec présentation de ruches et d’outils sur l’apiculture. Les Champs Maintenir une activité agricole respectueuse de l’environnement. La Forêt Maintenir une chênaie et les essences locales de sous-bois. Le Fenil(Grenier) Mise en valeur du bâtiment dans le respect de sa typologie. Laisser le rez de chaussée en libre accès aux passants, avec panneaux informatifs sur la région, sa faune et sa flore. Centre de plantes médicinales Développement de toutes activités relatives aux plantes médicinales. L’espace didactique Présenter le monde des plantes et sa relation avec l’homme. Cultures de plantes médicinales et production de plantons. Le laboratoire Mise en valeur des plantes médicinales. Patrimoine suisse (Heimatschutz) Le patrimoine correspond à l'ensemble des objets matériels, des produits culturels, héritage du passé ou témoins du monde actuel. Il est aussi bien naturel que culturel, considéré comme indispensable à l'identité et à la survie d’une collectivité, comme résultant de la manifestation de son génie propre. Sa reconnaissance comme digne de sauvegarde a pour but la transmission aux générations futures. La Société d'art public, fondée en 1910, a changé de nom en juin 2008 et se nomme Patrimoine Suisse – Section Vaudoise. Elle s'engage pour la défense du patrimoine architectural et des sites aménagés par l'homme. Face à la banalisation et la dégradation croissantes de notre paysage quotidien, il est primordial de protéger notre patrimoine bâti, de le mettre en valeur et de le faire découvrir. Loin de vouloir figer notre environnement, il s'agit d'harmoniser les réalisations contemporaines avec l'ancien, condition indispensable à l'évolution d'un cadre où il fait bon vivre. http://www.sapvd.ch/Pages/Coudre.html Activités de la Fondation  La fondation La Coudre peut compter sur la collaboration bénévole d’un certain nombre d’experts prêts à mettre leur savoir à disposition d’autrui. Mais nous avons encore besoin d’appuis de toutes natures. Si vous êtes intéressés par notre fondation et voulez en savoir plus, veuillez nous envoyer vos coordonnées par : Fax : 024 436 14 73 Mail : info@coudre.ch Tél. : 079 210 75 41